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Abstracts / Résumés
"Stand by the Union, Mr. Arch": The Toronto Labour Establishment and the Emigration Mission of Britain's National Agricultural Labourers' Union
David Goutor
IN THE FALL OF 1873 Joseph Arch, the President of the England's National Agricultural Labourers' Union (NALU), embarked on a mission to scout Canada as an emigration destination. He was received with much hospitality in Canada. Large-scale migration of British farm-workers had the support of an extraordinary consensus between the NALU, Canadian political and business élites, and the Toronto labour leaders who wielded enormous influence over the labour movement in Ontario. The consensus was the result of developments in British agricultural unionism, Ontario's farming sector, Canada's immigration policy, and the Toronto labour establishment's approach to immigration. However, during the mission, tensions emerged between Arch and the Toronto labour establishment that strained the appearance of international union solidarity. These tensions revealed the treacherous nature of a relationship between labour leaders in an immigrant-receiving country, and an organization, even a union, looking to promote emigration.
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| EN AUTOMNE 1873, Joseph Arch, président du Syndicat national des travailleurs agricoles d'Angleterre, s'est embarqué dans une mission visant à découvrir le Canada comme destination d'émigration. Il a été reçu avec beaucoup d'hospitalité au Canada. La migration de grande envergure des travailleurs agricoles britanniques avait l'appui d'un consensus extraordinaire entre le syndicat anglais, les élites politiques et commerciales canadiennes et les chefs syndicalistes torontois qui avaient exercé d'énorme influence sur le mouvement syndical en Ontario. Le consensus était le résultat des développements du syndicalisme agricole britannique, du secteur agricole de l'Ontario, de la politique d'immigration canadienne et de l'approche à l'immigration des syndicats torontois. Toutefois, durant la mission, des tensions se sont déclarées entre Arch et les syndicats torontois, ce qui a mis à l'épreuve l'apparence de la solidarité syndicale internationale. Ces tensions ont révélé la nature perfide d'une relation entre les chefs syndicalistes dans un pays qui recevait les immigrants et un organisme, même un syndicat, qui cherchait à promouvoir l'émigration. |
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"The Evils with Which We are Called to Grapple": Élite Reformers, Eugenicists, Environmental Psychologists, and the Construction of Toronto's Working- Class Boy Problem, 1860–1930
Bryan Hogeveen
SINCE THE 19TH CENTURY Toronto's working-class bad boys have been subjected to intense scrutiny and control. The deviant and criminal conduct that brought working-class juvenile offenders to police and court attention did not change significantly over the late 19th and early 20th centuries. However, how their conduct was understood and governed was in a constant state of change and adjustment. This paper explores how Toronto's working-class bad boys were represented and governed by élites, reformers, juvenile justice officials, medical experts, and university trained psychologists from 1860 to 1930. More specifically, it demonstrates how the 19th-century male juvenile offender, judged the product of injurious circumstances, was reinvented by eugenicists as the mentally deficient subject of the late 1910s and again (re)defined as an environmental psychiatric subject after 1925. These representations often overlapped, were discontinued, conflicted, and were in constant tension. Despite theoretical and practical differences, élites, eugenicists, and environmental psychologists were all particularly troubled by working-class male delinquency.
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| DEPUIS LE 19e SIÈCLE, les mauvais garçons de la classe ouvrière de Toronto ont été soumis à une étude minutieuse et à un contrôle sévère. Le comportement aberrant et criminel par lequel les jeunes délinquants de la classe ouvrière avaient attiré l'attention de la police et de la cour n'a pas changé de façon remarquable à la fin du 19e siècle et au début du 20e siècle. Toutefois, la façon dont leur comportement était compris et gouvernéétait dans un état de changement et de redressement constant. Cet article explore la façon dont les mauvais garçons de la classe ouvrière de Toronto étaient représentés et gouvernés par les élites, les réformateurs, les représentants de la justice applicable aux jeunes, les experts en médecine et les psychologues universitaires de 1860 à 1930. Plus précisément, il démontre la façon dont les jeunes hommes délinquants du 19e siècle ont été réinventés comme déficients mentaux à la fin des années 1910 et redéfinis par la suite comme objets psychiatriques environnementaux après 1925. Ces représentations étaient souvent chevauchées, discontinuées, opposées et en tension constante. En dépit des différences théoriques et pratiques, les élites, les eugenicistes et les psychologues environnementaux étaient tout particulièrement troublés par la délinquance des jeunes hommes de la classe ouvrière. |
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"In case you hadn't noticed!": Race, Ethnicity, and Women's Wage-Earning in a Depression-Era City
Katrina Srigley
THIS ARTICLE UNITES an extensive collection of oral histories with the documentary record — newspapers, the census and government records — to examine women's employment during the Great Depression in Toronto. It asks how privilege and disadvantage based on race/ethnicity, gender and class influenced women's work experiences. In Toronto's garment industry and as clerical workers, domestics and teachers the women in this study had various levels of economic stability, came from varied ethnic and racial backgrounds and enjoyed, as a consequence, different job options in a period when employment access was particularly important for women and their families. For instance, despite their shared gender, training and class backgrounds women such as Claire Clarke and Mildred Johnson did not have the same employment options. This article explores the intersection between identity and job access to show why this was so in the 1930s. Ultimately, individual experiences indicate that gender should not be given analytical predominance for understanding all Depression-era labour markets. In some historical contexts and for some women gender had less relevance to their experiences than race, ethnicity, or class.
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| CET ARTICLE RASSEMBLE une multitude d'histoires orales et de documents historiques (journaux, recensement et documents gouvernementaux) afin d'étudier l'emploi des femmes à Toronto pendant la Grande Crise des années 30. L'article cherche à identifier comment la race, l'ethnie, le sexe et les classes sociales influaient sur l'expérience de travail des femmes. Dans l'industrie des vêtements de Toronto ou en tant que commis, employées de maison et enseignantes, les femmes qui paraissent dans cette étude démontraient des niveaux de stabilitééconomique variés, provenaient de différents groupes ethniques et raciaux et profitaient conséquemment d'occasions d'emploi différentes dans une période où l'accès à l'emploi était d'une importance toute particulière pour les femmes et leurs familles. Par exemple, bien qu'elles étaient du même sexe et partageaient une formation et une classe sociale communes, certaines femmes, telles que Claire Clarke et Mildred Johnson, n'avaient pas les mêmes occasions d'emploi. L'article vise à explorer l'intersection de l'identité et de l'accès au marché du travail afin d'expliquer ce phénomène pendant les années 30. Somme toute, l'expérience des individus indiquerait que le genre ne mérite pas une place primordiale dans l'analyse de tous les secteurs du marché du travail pendant la grande dépression. Dans certains contextes historiques, et dans l'expérience de certaines femmes, le sexe était un facteur moins pertinent que la race, l'ethnie ou la classe sociale. |
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The Historical Origins of an Industrial Disaster: Occupational Health and Labour Relations at the Fluorspar Mines, St. Lawrence, Newfoundland, 1933–1945
Richard Rennie
USING UNION, GOVERNMENT, and company records, as well as oral interviews, this article explores the origins of one of the most notorious industrial disasters in Canadian history — the deaths from industrial disease of some 200 fluorspar miners on the south coast of Newfoundland. It explores the social, economic, and political forces that shaped the hazards they believed were destroying their health, and the response of industry and the state to those efforts. Central to the account is a series of strikes that took place during 1941 and the actions of a government tribunal appointed to settle the dispute. Setting events at St. Lawrence in the context of some of the theoretical and methodological considerations intrinsic to the study of occupational health as a labour relations issue, this article not only adds to our knowledge of the forces that shaped this particular disaster, but also represents a contribution to a neglected area of Canadian labour and working-class history.
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| EN UTILISANT LES DOSSIERS DU SYNDICAT, DU GOUVERNEMENT et de l'entreprise, ainsi que des entrevues, cet article explore les origines d'un des désastres industriels les plus connus dans l'histoire canadienne — la mort de 200 mineurs de spathfluor d'une maladie industrielle sur la côte sud de Terre-Neuve. Il explore les forces sociales, économiques et politiques ayant façonné les dangers que les mineurs croyaient avaient nui à leur santé, ainsi que la réponse de l'industrie et de l'État à ces efforts. Essentielles à cette tragédie étaient les grèves successives qui avaient eu lieu en 1941 et les actions d'un tribunal gouvernemental nommé pour régler le conflit. En mettant les événements à St. Lawrence dans le contexte de certaines considérations théoriques et méthodiques intrinsèques à l'étude de la santé au travail comme problème de relations professionnelles, cet article non seulement ajoute à notre connaissance les forces qui avaient façonné ce désastre en particulier, mais aussi représente une contribution à une partie négligée de l'histoire canadienne du travail et de la classe ouvrière. |
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