|
|
|
Abstracts / Résumés
The War on the Squatters, 19201940: Hamilton's Boathouse Community and the Re-Creation of Recreation on Burlington Bay
|
Nancy B. Bouchier and Ken Cruikshank
|
|
WORKING-CLASS HAMILTONIANS responded to a local housing crisis by creating a boathouse community along the shoreline of Burlington Bay and Dundas Marsh. Leasing or simply squatting the land, they enjoyed access to good fishing and hunting, a clean place to live, and seclusion from the gaze of local police. The notorious reputation of a nearby hotel, the presence of transients in the area, and rough elements of working-class recreation, however, made the community a prime target for urban reformers. They saw it as an unsightly problem, standing in the way of their plans to create an aesthetically-pleasing, moral, and orderly city. The "war on the squatters" shows the ways in which urban planners, conservationists, and moral reformers sought to reshape the human and natural environment of the bay, often at the expense of working people. Residents who had enjoyed resource and recreational advantages of living on the margins of Hamilton society paid the price politically when reformers contested their use of the area's natural resources. Although they won limited sympathy, they did not have the economic, legal, or political resources to fight those who saw their community as an aesthetic and moral blot on Hamilton's waterfront. |
| |
|
LES HAMILTONIENS DE LA CLASSE OUVRIÈRE ont répondu à une crise du logement local en créant une communauté de remise à bateaux au long du rivage de la baie Burlington et du marais Dundas. Louer ou simplement squatter sur le terrain, ils se régalaient d'avoir accès à la pêche et à la chasse, d'avoir un endroit propre à habiter et d'être isolés du regard méprisant de la police locale. Le fait notoire d'un hôtel à proximité immédiate, la présence des gens de passage dans la région, ainsi que les éléments bruts de la création de la classe ouvrière, ont, toutefois, fait de la communauté une cible de choix pour les réformateurs urbains. Ces derniers la voyaient comme un problème esthétique, un obstacle à leurs plans de créer une ville plaisante, morale et bien rangée. La « guerre sur les squatters » indique la façon dont les planificateurs urbains, les conservationnistes, et les réformateurs moralistes ont cherché à réorganiser l'environnement humain et naturel de la baie, souvent au détriment des travailleuses et travailleurs. Les résidents qui ont bénéficié des ressources et de la récréation en vivant sur les marges de la société de Hamilton ont payé le prix politiquement quand les réformateurs ont contesté leur utilisation des ressources naturelles de la région. Bien qu'ils aient gagné un peu de sympathie, ils n'avaient pas les ressources économiques, juridiques ou politiques pour se battre contre ceux qui voyaient leur communauté comme un coin inesthétique et immoral sur les bords de l'eau à Hamilton. |
| |
Some Adventures of the Boys: Enniskillen Township's "Foreign Drillers," Imperialism, and Colonial Discourse, 18731923
|
Christina Burr
|
|
THIS PAPER ANALYSES the travel writings composed by the oil drillers from Enniskillen township, in southwestern Ontario, to explain how they went about reinforcing the project of European capitalist imperialism while simultaneously disavowing the agency of native "Others." As British subjects and Anglo-Canadians, travel and travel writing helped to define Enniskillen's "foreign drillers" as both colonizers and colonized. As agents of imperialism Enniskillen drillers became part of an imperial overclass by virtue of their "whiteness," "Britishness," and technical expertise in the mining and refining of petroleum. The colonial oil fields also became a space for the re-invention of Victorian ideals of domesticity. The wives and children of foreign drillers also travelled abroad with their husbands. In their role as homemakers, women also reinforced imperialism and its hierarchies of race and class. |
| |
|
CET ARTICLE ANALYSE les récits de voyages composés par les foreurs du canton Enniskillen, au sud-ouest de l'Ontario, dans le but d'expliquer comment ils ont essayé d'appuyer le projet de l'impérialisme capitaliste européen et en même temps de renier à l'organisme des « autres », soit les autochtones. En tant que citoyens britanniques et canadiens anglais, les voyages et les récits de voyages ont aidé à définir les « foreurs étrangers » comme colonisateurs et colonisés. En tant qu'agents de l'impérialisme, les foreurs Enniskillen sont devenus une partie d'une surclasse impériale en raison de leur « blancheur », « pays d'origine » et expertise technique dans l'extraction et le raffinage du pétrole. Les champs de pétrole coloniaux sont aussi devenus l'endroit pour la réinvention des principes victoriens de la domesticité. Les femmes et les enfants des foreurs étrangers ont aussi voyagé à l'étranger avec leurs maris. Dans leur rôle de ménagères, les femmes ont aussi renforcé l'impérialisme et ses hiérarchies de race et de classe. |
| |
Un moindre mal pour les travailleuses? La Commission du salaire minimum des femmes du Québec, 19251937
|
Éric Leroux
|
|
AU COURS DES DERNIÈRES années, les activités des commissions du salaire minimum des femmes dans l'Ouest et en Ontario ont donné lieu à plusieurs études à caractère historique. S'inspirant de ces travaux, cet article examine le travail accompli par la Commission du salaire minimum des femmes du Québec, entre sa mise sur pied en 1925 et son démantèlement en 1937. Après avoir exposé les raisons qui poussent le gouvernement québécois à légiférer sur cette question, l'auteur présente la position des syndicats internationaux et des syndicats catholiques face au travail féminin. Au terme de l'analyse du mode de fonctionnement de la commission et, plus particulièrement, d'une évaluation critique des mécanismes d'application de la loi, l'auteur arrive à la conclusion qu'à l'instar des autres commissions à travers le Canada, la Commission du salaire minimum des femmes du Québec n'aura pas permis l'augmentation du salaire des femmes. Dans un contexte socio-économique où les femmes gagnent en moyenne la moitié du salaire des hommes, la décision de faire du salaire minimum un outil pour lutter contre les abus du système capitaliste aura pour principale conséquence le maintien des bas salaires. En définitive, les faibles taux de salaires minimums consentis par la commission consacrent le principe de l'inégalité des salaires selon le sexe, reflétant ainsi l'idéologie dominante de l'époque qui considère le travail de la femme comme marginal. |
| |
|
OVER THE LAST FEW years, the activities of minimum wage commissions in the western provinces and in Ontario have been the subject of several historical studies. Inspired by these projects, this paper examines the work of the Quebec Women's Minimum Wage Commission, from its inception in 1925 to its dismantling in 1937. After giving reasons which forced the Quebec government to legislate on this issue, the author présents the position of international and catholic unions on women in the work force. In his analysis of the operating mode of the commission and, more precisely, his critical evaluation of its mechanism for enforcing the law, the author concludes that as with the other commissions across Canada, the Quebec Women's Minimum Wage Commission would not have allowed wage increase for women. In a socio- economic context where women on average made half of the salary of men, the decision to use minimum wage as a tool to fight the abuse of the capitalist system had the major consequence of keeping salaries low. In fact, the low rate of minimum wage agreed to by the commission upheld the principle of pay inequity by gender, thus reflecting the dominant ideology of the era during which the work of women was considered marginal. |
| |
Employment Security and Job Loss: Lessons from Canada's National Railways, 19561995
|
Leslie Ehrlich and Bob Russell
|
|
TRADE UNIONS have dealt with the thorny issue of layoffs since their formation, but relatively little has been written on the topic of union strategies for surviving large-scale redundancies. This paper examines these strategies in an industry that is all too familiar with massive layoffs: railroading. An analysis of union responses to job losses presupposes an understanding of the factors underlying managerial decisions about staff reduction. We argue that the nature of "downsizing" has changed considerably in the last 40 years. In industries such as railroading, managers were formerly preoccupied with labour-saving technology. As such, unions struggled for a significant voice and co-determinative role in the introduction of new machinery. In Canada, unions came close to obtaining such a role through the recommendations of the Freedman Report. Following their defeat in acquiring a major role in determining issues of technological change, railway unions focused on winning employment security provisions in their contracts. However, managers would view employment security as an anomaly when they turned to organizational change to increase productivity. More recently, older railway unions and newer union entrants to the industry have experienced tactical disagreements over how to confront the offensive against employment security in railroading. |
| |
|
LES SYNDICATS ont traité la question épineuse de mises à pied depuis leur formation, mais relativement peu a été écrit à propos des stratégies syndicales pour survivre l'excédent de main- d'uvre d'envergure. Cet article permet d'examiner ces stratégies dans une industrie qui connaît exceptionnellement bien les mises à pied massives : l'entreprise ferroviaire. Une analyse des réponses syndicales aux pertes d'emploi présume une compréhension des facteurs servant de base des décisions gestionnaires relatives à la compression du personnel. Nous sommes d'avis que la nature de la « rationalisation » a changé de façon considérable au cours des 40 dernières années. Dans les industries telles que l'entreprise ferroviaire, les gestionnaires se préoccupaient de la technologie économisant de la main-d'uvre dans le passé. À ce titre, les syndicats ont lutté pour une voix unie et un rôle déterminant dans l'introduction de nouvelles machines. Au Canada, les syndicats ont presque obtenu un tel rôle par l'intermédiaire des recommandations du Rapport Freedmant. Par suite de leur échec dans l'obtention d'un rôle important dans la détermination des questions de changement technologique, les syndicats de chemins de fer se sont concentrés sur la possibilité de gagner les dispositions relatives à la sécurité d'emploi dans leurs contrats. Toutefois, les gestionnaires verraient la sécurité d'emploi comme une anomalie quand ils se sont retournés vers le changement organisationnel pour augmenter la productivité. Plus récemment, les syndicats de chemins de fer plus anciens ainsi que les nouveaux venus dans l'industrie ont connu des désaccords tactiques sur la façon de confronter l'offensive contre la sécurité d'emploi dans l'entreprise ferroviaire. |
| |
Content in the History Cooperative database is intended for personal, noncommercial use only. You may not reproduce, publish, distribute, transmit, participate in the transfer or sale of, modify, create derivative works from, display, or in any way exploit the History Cooperative database in whole or in part without the written permission of the copyright holder.
|