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Juillet
1749
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Affaire
concernant les vers
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A
reçu l'ode d'Edouard, prêtre.
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Bonis,
natif de Montignac en Périgord, bachelier de la faculté
de médecine de Bordeaux, gouverneur des srs. le Saige,
pensionnaires au Collège des Jésuites.
Arrêté
le 4 juillet
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A
donné l'ode à Bonis, l'a reçue de Montange.
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Edouard,
prêtre du diocèse d'Autun, habitué à
la paroisse St. Nicolas des Champs.
Arrêté
le 5 juillet
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A
donné l'ode a Edouard, l'a reçue de Dujast.
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Inguimbert
de Montange, natif du Comtat, prêtre et bachelier de la
maison de Navarre, parent de l'évêque de Carpentras
Arrêté
le 8 juillet
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A
donné l'ode a Montange, l'a reçue de Hallaire,
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Dujast,
natif de Lyon, diacre chanoine d'Oléron, licencié
de la maison de Navarre.
Arrêté
le 8 juillet
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A
donné l'ode à Dujast, l'a reçue de Jouret, a
dit de plus avoir reçu de l'abbé Guyard les vers
sur le Prétendant, ceux sur le vingtième, et les
"Echos de la cour."
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Hallaire,
natif de Lyon, âgé de 18 ans, étudiant en
droit.
Arrêté
le 9 juillet
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A
donné l'ode à Hallaire, l'a reçue de Du
Chaufour
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Jouret,
natif de Paris, âgé de 18 ans, clerc d'un procureur
du Grand Conseil.
Arrêté
le 9 juillet
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A
donné à Hallaire les vers sur le vingtième.
A reçu et écrit sous la dictée de Sigorgne
ceux qui commencent "Quel est le triste sort des malheureux
Français" et "Sans crime on peut trahir sa foi."
A reçu de Baussancourt les "Echos de la cour,"
lequel lui a lu "Peuple jadis si fier, aujourd'hui si
servile." A reçu de l'abbé Le Mercier la
chanson sur la cour "Ah! le voici, Ah! le voila" [sic;
this is the same as the Echos de la cour.]
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L'abbé
Guyard, demeurant au Collège de Bayeux, dénoncé
par Hallaire pour d'autres vers que l'ode.
Arrêté
le 10 juillet
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A
donné l'ode à Jouret, l'a reçue de Varmont,
qui dans la classe la lui a dictée de mémoire.
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Du
Chaufour, natif de Paris, âgé de 19 ans,
étudiant en philosophie au Collège d'Harcourt,
dénoncé pour l'ode par Jouret.
Arrêté
le 10 juillet.
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A
donné à Guyard la chanson sur la cour "Ah! le
voici, ah! le voilà "[sic]. L'a reçue de
Théret séminairiste de Saint Nicolas du Chardonnet,
qui lui a aussi donné les vers, "Quel est le triste
sort des malheureux Français" et "Peuple jadis
si fier, à présent si servile."
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L'abbé
Le Mercier, sous diacre du diocèse d'Angers, maître
des arts, dénoncé par l'abbé Guyard pour
d'autres vers que l'ode.
Arrêté
le 10 juillet
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A
donné à Guyard les "Echos de la cour" et
"Peuple jadis si fier." A reçu du sr. Langlois
de Guerard, conseiller au Grand Conseil, "Peuple jadis si
fier." A reçu du sr. Menjot, fils du maître des
comptes, les "Echos de la cour."
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L'abbé
de Baussancourt, natif d'Haguenau en Alsace, prêtre et
docteur de Sorbonne, dénoncé par Guyard pour
d'autres vers que l'ode.
Arrêté
le 12 juillet
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A
nié par son interrogatoire d'avoir composé, ni eu
en sa possession, ni dicté à personne aucuns vers
contre le roi.
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L'abbé
Sigorgne, diacre du diocèse de Toul, Professeur de
philosophie au Collège du Plessis, dénoncé
par les abbés Guyard et Baussancourt pour d'autres vers
que l'ode.
Arrêté
le 16 juillet
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Déclare
que Varmont fils lui a donné trois pièces de vers,
savoir: l'ode sur l'exil de M. de Maurepas, "Quel est le
triste sort des malheureux, etc.", "Lâche
dissipateur, etc." Nie les avoir donnés à
personne.
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Le
sr. Maubert, étudiant en philosophie.
Arrêté
le 19 juillet
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A
averti le sr. Varmont que Du Chaufour était arrêté,
au moyen de quoi il s'est évadé le 10 juillet.
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Le
sr. Tranchet, clerc de notaire, qui servait de mouche à
d'Hémery.
Arrêté
le 19 juillet
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Déclare
avoir récité par cur à Var-mont fils
les vers "Lâche dissipateur du bien de tes sujets"
que Varmont a pu retenir de mémoire. Ne se souvient pas
qui les lui a donnés.
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Le
sr. Du Terraux,
Arrêté
le 25 juillet
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A
dit qu'il a dicté en classe à Du Chaufour les vers,
"Monstre dont la noire furie" ou les vers sur l'exil de
M. de Maurepas, qu'il tenait de Maubert de Freneuse, qui les lui
avait dictés en présence de son autre frère
Maubert, qui est arrêté. A eu aussi "Quel est
le triste sort des malheureux Français" par Ladoury,
clerc de procureur, et ceux, "Lâche dissipateur du
bien de tes sujets" par le sr. Du Terraux.
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Varmont
fils a fait sa déclaration le 26 juillet
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